Art participatif /participatory art works

processus créatif et écologie

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Terramorphoses est un dispositif artistique, associant  à la fois une œuvre en évolution permanente et une dynamique participative. L'objectif de ce projet expérimental au long cours est de questionner notre rapport au monde, via la création.

Groupes de mots clefs:

Créations participatives/ Ateliers de pratiques artistiques/ Intergénérationnel/

Tout public/ Dés deux ans/ Planète/   Écologie/ Amazonie/ Se relier/ Faire ensemble.

"Les animaux planètes" créations  participatives

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Animal Planète Lapin - 2
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Cet ensemble de peintures est accessible à la location. Ces œuvres une fois installées représentent  un espace propice pour programmer des' ateliers de pratiques artistiques, des spectacles peuvent être associés aux programmations, en fonction des projets.Un jeux de cartes réalisés en atelier avec le public est à disposition, il peut servir de support à des performances  improvisées qu'elles soient  contées, jouées dansées...

Si vous désirez programmer un évènement, n' 'hésitez pas à prendre contacte, nous  imaginerons  ensemble un projet à la mesure de vos désirs et de vos possibilités

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Mon propos...

Actuellement, les artistes sont de plus en plus sollicités pour sensibiliser leurs contemporains aux questions liées à l’environnement, cette cause juste, occupe la scène de l’art depuis une quarantaine d’années avec le mouvement Fluxus, l’Arte Povera, le Land Art…

Mais cet aspect ne semble pas être entré en résonance avec la société, malgré les prises de position de ces artistes et groupes à l’avant-garde de leur époque. Leur travail radical sur la création, n’a pas atteint cet objectif.

Ces dernières décennies ont en effet, paradoxalement, vu « l’homme du commun » plonger dans l’univers passif d’une société purement matérialiste dénoncée par ces artistes, et concourir massivement à la mise en danger de notre espèce et de notre planète.

Si, aujourd’hui, l’art et les artistes peuvent effectivement contribuer à sensibiliser les publics à la création, engageant de nouveaux modes d’être, de faire et de consommer, comment les y encourager au réel ?

C’est en partant de ces préoccupations que j'oriente depuis plus de vingt ans mes actions, avec comme toile de fond les contes et  les mythes des origines.

Créations collectives, ces contes et ces mythes transmis par nos ancêtre véhiculent un lien premier avec la nature longtemps préservé, mais qui s’est estompé avec l’industrialisation des sociétés.

 

L’action mise en jeux concerne donc ce lien oublié. Il ne s’agit pas de la nostalgie d’un hypothétique âge d’or ou autre Eden, mais bien plutôt d’un désir optimiste de retrouvailles entre nous, habitants de la planète et notre terre nourricière, véhiculé par la pratique créative et la capacité de l’art à injecter du sens.

Claire Richez - Terramorphoses 2008 - Le Quai Angers

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Exposition et conférence 2019

Trio Lojo

Terramorphoses

"Les Animaux Planètes"

Depuis 2019

Terramorphoses

Zone à Dahu"

Depuis 2015

Terramorphoses

"Les Bretelles d'Icare" 2013

Terramorphoses

"La Genèse"

2007/2008

Pèle mêle de documents  Thématiques

« Quand un système n’est pas capable de traiter ses problèmes vitaux et fondamentaux il se désintègre, ou bien il est capable de se métamorphoser, c’est-à-dire d’engendrer un meta-système plus riche qui puisse traiter ces problèmes. Aujourd’hui le système-Terre ne peut traiter ses problèmes vitaux : la faim, qui est revenue; la mort de l’humanité, qu’incarnent les armes nucléaires; la dégradation de la nature; l’économie déchainée. Donc notre système est condamné à la mort ou à la métamorphose. Bien entendu la métamorphose ne se décrète pas. La métamorphose ne se programme pas. Et on ne peut même pas prévoir la forme qu’aurait la société nouvelle, peut-être à l’échelle du monde, qui certainement ne devrait pas nier les patries, mais créerait une véritable terre-patrie. Alors cherchons, cherchons les voies, les voies improbables certes mais possibles qui nous permettront d’aller vers la métamorphose. »

Edgard Morin

 

Extrait de Synergies monde méditerranéen n° 1

"Identités méditerranéennes et Francophonie"

Revues du réseau mondial de diffusion scientifique GERFLINT - Groupe d’Études et de Recherches pour le Français Langue Internationale.

France Culture / 20/04/2019 / Stefano Mancuso :

"Les plantes sont les vrais moteurs de la vie sur terre"

Il consacre sa vie aux plantes, ou plutôt à leurs neurones (qu’on pourrait qualifier de fantômes si le terme ne signifiait pas quelque chose de précis en neurosciences), à tel point qu’il a fondé une discipline idoine : la « neurobiologie végétale ». Après avoir triomphé en 2013 avec L’intelligence des plantes, traduit dans vingt-et-une langues et paru en français l’an dernier, il publie La révolution des plantes, dans lequel il va plus loin encore, puisqu’il affirme que c’est en s’inspirant des végétaux que les hommes pourront construire leur futur…

Les constantes recherches que nous menons dans mon laboratoire montrent que les plantes ont des capacités que l’on n’imaginait pas.

La France va-t-elle se rendre coupable d'un désastre écologique et humain en Guyane ? Avec le projet Montagne d'or, l'avenir des peuples autochtones pourrait bientôt tourner au cauchemar. À travers une série d'entretiens avec des habitants, des scientifiques et des associations, un constat s'impose : les décideurs politiques ne doivent pas laisser détruire l’exceptionnelle biodiversité de la forêt guyanaise. Prenez le temps d'écouter ces 15 minutes de témoignages recueillis par le réalisateur Michel Huet pour Sauvons la forêt. Non à Montagne d’Or et à tous les autres projets de mines industrielles en Guyane.

 

L'animisme est-il une religion ?

Philippe Descola

Philippe Descola est anthropologue, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, professeur au Collège de France où il dirige le Laboratoire d’anthropologie sociale. Il a notamment publié Par-delà nature et culture, Gallimard, 2005.

Les schèmes de l'expérience du monde.

Ranger les religions humaines dans des cases n’est pas une chose facile. Des termes comme « chamanisme », « fétichisme », « polythéisme » se contentent en général de retenir un aspect particulier de la pratique considérée, sans disposer d’une base commune qui les réunisse. Selon Philippe Descola, ce que nous appelons religion est une doctrine réfléchie et systématisée qui renvoie, plus fondamentalement, à une série de schèmes mentaux organisant notre expérience du monde social, naturel et surnaturel. C’est l’importance accordée à l’un ou l’autre de ces schèmes (ou « modes d’identification ») qui donne à une culture son profil, et s’exprime, notamment, dans ses pratiques rituelles et ses croyances. Reprenant certains termes de l’anthropologie classique, P. Descola en redéfinit le contenu.

Schème animique (ou animisme)

L’animisme a été défini par Edward B. Tylor (Primitive Culture, 1874) comme la croyance selon laquelle la nature est régie par des esprits analogues à la volonté humaine. Il y voyait la forme primitive ayant engendré toutes les religions. Pour P. Descola, le schème animique n’est pas une croyance mais une façon d’organiser la perception du monde à partir de ressources universellement présentes chez l’être humain. L’animisme consiste donc plus précisément dans le fait de percevoir une continuité (ou une ressemblance) entre l’intériorité humaine (l’intentionnalité) et celle de tous les êtres du monde, mais de fonder leur différence dans leurs propriétés et leurs manifestations physiques (forme du corps, manières de faire, attributs matériels).

Le totémisme

Théorisé par James G. Frazer (1887), le totémisme a pour modèle d’origine la pratique des Indiens de la côte nord-ouest des Etats-Unis associant un ancêtre animal à chaque clan qui lui rend un culte. J.-G. Frazer y voyait un stade de développement socioreligieux immédiatement postérieur à celui de la bande. Claude Lévi-Strauss (Le Totémisme aujourd’hui et La Pensée sauvage, 1962) considérera qu’il s’agit de la réalisation anecdotique d’un dispositif classificatoire de portée très générale.
Pour P. Descola, il existe cependant un schème totémique qui, en plus de la continuité des âmes, perçoit et distingue des ressemblances physiques entre les humains et les non-humains, fondant une relation privilégiée entre un groupe et une espèce naturelle.

 

L’analogisme

L’analogisme, selon P. Descola, est le symétrique inverse du totémisme : il décompose les individus et les groupes humains en propriétés et fait de même avec les non-humains. Seules sont perçues des analogies partielles entre les uns et les autres.
Exemple : Mercure était chez les Grecs le dieu de la communication, mais aussi des voleurs et du commerce. Chaque individu rendait, dans sa vie, un culte à différents dieux selon l’activité qu’il était en train d’entreprendre. L’analogisme est assez bien incarné par les religions polythéistes, qui voient de la discontinuité partout, et ont recours au sacrifice pour établir un lien fragile et circonstancié entre les dieux et les hommes. Mais le monothéisme en est aussi l’aboutissement.

Le naturalisme

Dans l’expérience technique du monde, nous ne reconnaissons pas d’intentions humaines dans les êtres de la nature. En revanche, nous concevons que notre corps est de même texture physique que le leur et que la matière en général. Systématisé par la science moderne, le schème naturaliste n’est pas une religion, mais une façon de voir le monde et d’agir sur lui. Le naturalisme se conçoit comme le symétrique inverse de l’animisme : pas de continuité des « âmes », mais au contraire celle des corps et des propriétés physiques.

Extrait d'un entretien avec Philippe Descola

Propos recueillis par Nicolas Journet

Décembre 2006 - janvier - février 200

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France Culture

Indiens d'Amazonie : un autre rapport à la nature

11/01/2019

Par Yann Lagarde

Alors que Jair Bolsonaro a annoncé son intention d'exproprier des Indiens d'Amazonie pour exploiter leurs terres, certains peuples autochtones sont menacés d'extinction. L'anthropologue Philippe Descola nous explique les croyances de ces peuples si éloignés de notre monde occidental.

France Culture

La Grande table idées par Olivia Gesbert

Le monde sauvage existe-t-il encore ?

04/12/2018

A l'occasion de la COP24 et dans le cadre de l’opération "Agir pour ma planète" de Radio France, rendez-vous avec Virginie Maris, philosophe de l’environnement au CNRS, auteur de "La Part sauvage du monde. Penser la nature dans l'Anthropocène" (Seuil, 2018).

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Montagne d'or en Guyane: c'est inédit, l'ONU accuse la France de non-respect des droits indigènes

France Culture

Ernst Zürcher : un autre regard sur les arbres

08/03/2014

Par Ruth Stégassy

Arbres et forêts sont aujourd’hui menacés, alors qu’ils pourraient devenir nos meilleurs alliés. Chercheur atypique, l’ingénieur forestier Ernst Zürcher mêle science et spiritualité pour percer les liens mystérieux qui unissent l’arbre et l’homme.

"L’arbre est le seul être vivant qui dépasse l’homme par la taille et le temps", explique l'ingénieur forestier Ernst Zürcher. Sous de multiples aspects, les arbres peuvent nous enrichir et nous inspirer, pour autant que nous les intégrions dans nos actions. Très concrètement, ils constituent un moyen non seulement d’atténuation, mais aussi de résolution de la catastrophe climatique en cours.

Philosophie de l’écologie / France Culture

58 min/ LE 26/11/2018

Épisode 1 : Aux origines de l'écologie

Au XIXème siècle, d'Emerson à Thoreau, la pensée américaine développe une conscience écologique, faisant évoluer la nature d’une figure mélancolique à...

 

59 min / LE 27/11/2018

Épisode 2 : La démocratie est-elle à la hauteur de l’urgence écologique ?

Il y a une trentaine d'années, la communauté scientifique alertait sur le réchauffement et le dérèglement climatique... Aujourd'hui, nous empruntons la...

 

58 min/ LE 28/11/2018

Épisode 3 : La catastrophe aura-t-elle lieu ?

Allons-nous tout droit vers une catastrophe écologique ? Sur quels présupposés philosophiques reposent les discours catastrophistes ? Son objectif est-il...

 

59 min/ LE 29/11/2018

Épisode 4 : La nature est-elle un sujet de droit ?

Depuis une cinquantaine d’années, l’opposition entre défenseurs des droits de la nature et défenseurs des droits humains n’est plus aussi radicale. On...

Sortir de l’anthropocène

Bernard Stiegler

Dans Multitudes 2015/3 (n° 60), pages 137 à 146

 

L’Anthropocène est un « Entropocène », c’est-à-dire une période de production massive d’entropie précisément en cela que les savoirs ayant été liquidés et automatisés, ce ne sont plus des savoirs, mais des systèmes fermés, c’est-à-dire entropiques. Le nouveau critère de redistribution qu’il s’agit de mettre en œuvre dans l’économie du Néguanthropocène doit être fondé sur une capacité de désautomatisation qu’il faut ressusciter.

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SE RELIER

« Je médite sur notre civilisation, il est évident que le mal fructifie plus facilement que le bien. La barbarie humaine anime l’homme encore si jeune. En effet, par rapport à l’âge du globe, nous sommes nés récemment. D’où l’espérance d’un futur meilleur, lorsque cet homme aura mûri. Comprendra-t-il alors que la guerre ne mène à rien et qu’il faut respecter la vie, s’hominiser, définir l’ascension humaine au lieu de se perdre dans l’anthropolâtrie et le mythe du Roi de la création ? Cette manifestation d’orgueil découle des grands monothéismes empreints du mépris des autres êtres vivants. Diviniser l’homme, c’est mépriser l’animal. Or l‘Homo sapiens appartient à la famille animale. A mon avis, les maux les plus graves accompagnants le développement de l’homme sont relativement tardifs. A partir du débarquement de ‘Arche de Noé, les hommes commencent à coloniser la Terre. Le racisme fait son apparition L’arbre humain est « élagué » de nombreuses branches jaune, noire et même la section foncée de la lignée médiane. Restent les Européens, sélectionnés au moyen de la toise et du compas. Nous voici dans l’ère du type aryen. Pour souligner le tout intervient ce verset de la Genèse : Soyez la terreur des êtres vivants.  »

Et c’est le commandement d’une divinité considérée comme bienveillante. Un Dieu d’amour ! Le canevas des maux futurs était en place.

Je pense toujours que la bible est une somme de richesse, une bibliothèque en soi, mais aussi un livre terrible où les intégristes et toutes les espèces d’illuminés peuvent trouver un miel qu’ils changent en fiel. Pour ma part, à vingt ans, elle m’a conduit vers le socialisme et l’acte révolutionnaire dans l’espoir de protéger les classes opprimées et de lutter contre toutes les exclusions. Je continue cette résistance. Je mets l’Evangile en actes, de l’infime geste au plus grand. Le gouvernement nous annonce que le monde s’arrête au seuil de la raison d’Etat. Cette formule a quatre mille ans ! La plupart des gens trouvent inutile de se battre contre les horreurs de notre monde, puisque Dieu en terminera quand il le voudra. Le fatalisme est pratique, il démobilise les énergies. Certes, ce ne sont pas quelques manifestations ou pétitions qui feront cesser l’esclavage. Les ventes d’enfants, la faim, la grande misère, les diverses exclusions. Mais de telles perpétuelles tragédies ne peuvent qu’inciter à l’action pour exprimer notre désaccord et, ainsi, sauver l’honneur.

« On peut vivre avec très peu de choses et bien se porter. En voyant la technocratie se retourner contre l’homme, nous repensons à la manière de Gandhi et d’autres sages. Le salut n’est-il pas l’artisanat, la frugalité, une certaine autarcie, l’art, le silence ; et aussi une lenteur recelant la dynamique ?

 /…/

Beaucoup, appâtés par l’aventure, se dirigent  vers les civilisations dites « primitives » qui peuvent éclairer, ressourcer le monde occidental. Elles ne sont d’ailleurs pas primitives ; simplement, elles n’envisagent pas de vivre sans la nature et veillent à son équilibre où elles puisent leur harmonie »

Théodore Monod - Pèlerin du désert

 

Biennale Nature et Paysage - L’ARBRE

Ernst Zürcher / Blois, 18 mars 2016

"L’ Arbre, un modèle pour le futur"

Ernst Zürcher Dr. Sc. nat., Ing. forestier EPFZ, Prof. Sciences du Bois
▶ Haute école spécialisée bernoise / Architecture, Bois et Génie civil - 2500 Bienne, Suisse
▶ Chargé de cours Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich / Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne

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